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Avec le site Wengo, la boite de Pandore de la Télémédecine est ouverte



09/02/11 - Dans le sillage du dossier médical personnel en ligne de Sanoia, hébergé par le site Doctissimo, moins de huit jours après son lancement l’offre de télémédecine "Wengo Santé, premier service d’information médicale par téléphone disponible 24h/24, 7 jours/7" ne passe pas inaperçue. "S’affranchissant d’un cadre réglementaire un peu trop étriqué à son goût, la Télémédecine tarifée s’invite sur Internet", prévient le Dr Fraslin, sur I-med, qui se livre à un décryptage de ce service nouveau de conseil médical sur le Web. L’internaute peut bénéficier de consultations par téléphone avec des "experts en télémédecine", selon son promoteur, qui sous-traite le service à H2AD, une plateforme de télésanté. Le Dr Fraslin rappelle les propos de Roselyne Bachelot-Narquin, lors d’une interview accordée le 26 octobre au journal Le Parisien et reprise par de nombreux médias, qui affirmait que "Le décret (du 19 octobre 2010) est en application immédiate. Concrètement, les premières téléconsultations auront lieu au début 2011 !" ». Mais voilà, dans le cas de Wengo Santé, le cadre réglementaire semble bel et bien contourné. Les prestations sont facturées 2,5 euros la minute, avec même en promotion la première minute gratuite ! Ce qui n’est pas cher pour des médecins, inscrits au Conseil de l’Ordre des Médecins, tous experts en télémédecine, habilités à donner des informations sur toutes formes de pathologies. Alors, l’offre Wengo Santé est-elle kascher ? "Il ne s’agit pas de santé 2.0 mais de télécommerce à trois chiffres comme le code sécurité écrit au dos de la carte bancaire". La suite sur I-med.

Une offre qui suscite déjà de vives réactions. C’est entre autres le cas des syndicats médicaux, dont l’UNOF se fait l’écho dans une brève. Si pour l’entreprise son offre est "conforme aux préconisations du Conseil national de l’Ordre des médecins", le vice-président de l’instance ordinale, tout en prenant acte de cette profession de foi, estime qu’elle crée une "ambigüité tout à fait dommageable". Du côté syndical, de la CSMF à Union généraliste en passant par MG France, les réactions oscillent entre la franche opposition et la résignation. Ainsi, si Michel Chassang (CSMF) en appelle au colloque singulier, Jean-Paul Hamon (UG) constate sobrement que "La santé est un produit d’appel. On est devenu des prestataires de service". Il est bien sûr trop tôt pour mesurer, dans un contexte de difficultés croissantes pour notre système de sante, l’intérêt des consommateurs et des assureurs pour ces nouveaux services privés. A ce sujet, si comme le rappelle un sondage du groupe Pasteur Mutualité seuls "17 % des personnes sondées seulement se déclaraient prêtes à utiliser Internet pour consulter un médecin", l’émergence de nouvelles offres simples et de qualité pourrait changer sensiblement la donne.

Le CNOM a estimé nécessaire de proposer des contrats cadre types aux médecins chez les hébergeurs de données personnelles de santé, activité récente et en plein essor.

> L’article du Dr Fraslin : http://www.i-med.fr/spip.php?article413

> L’article de l’UNOF "Télémédecine : des propositions commerciales qui dérangent" http://www.unof.org/breve.php3?id_breve=1761

> Contrat cadre type entre un médecin et un hébergeur de données personnelles de santé - CNOM : http://www.conseil-national.medecin.fr/liste/19/tous

Source L’Annuaire Secu

Classification :
Dossier médical - Système d’information

Mis en ligne le jeudi 10 février 2011 par Webmaster

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