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DMP et consorts : l’heure des règlements de compte a sonné



> 07/02/12 - Le pilonnage méthodique par l’opposition des chantiers institutionnels lancés par l’actuelle majorité, qui a débuté avec l’interview de Marisol Touraine dans la revue DSIH de janvier évoquant un "DMP en sursis" ne fait apparemment que commencer. C’est en effet au tour de Gérard Bapt, député PS, de formuler à cet égard de très sévères critiques. En choisissant les colonnes de la revue en ligne Mediapart, le parlementaire s’assure un relais qui ira très au-delà des revues spécialisées. Pour le coup, il n’y va pas par quatre chemins, réclamant "un moratoire sur le projet du dossier médical partagé, en attendant une évaluation indépendante de la Cour des comptes", rappelant le coût du DMP qui approche déjà 200 millions d’euros consommés pour seulement 39 000 dossiers créés. L’effort budgétaire va porter en 2012 sur une subvention accordée aux établissements de santé pour les inciter à créer des DMP pour un tiers de leurs patients hospitalisés. Le montant prévu étant de 50 000 à 100 000 euros par établissement, des centaines de millions d’euros en investissement et fonctionnement seront à prévoir. Le malheureux DMP n’est d’ailleurs pas la seule cible du député, qui s’en prend également au dossier pharmaceutique au sujet duquel il s’interroge sur "l’évaluation d’un intérêt pour la santé publique qui reste à faire". L’ASIP santé n’échappe d’ailleurs pas à l’attaque en piqué, Gérard Bapt visant son directeur "M. Robin, précédemment directeur de Santeos, hébergeur du dossier pharmaceutique". Au chapitre des alternatives proposées, il est amusant de constater que la clé USB est perçue par le parlementaire comme le support idéal pour un dossier médical personnel peu coûteux et garantissant la confidentialité ! Ce nouvel épisode, qui relève de la guerre de tranchées politique en cours, n’est sans doute pas de nature à inciter les investisseurs à investir dans la e-santé institutionnelle. A noter que la France n’est pas seule à connaître des déboires avec ses projets institutionnels d’e-santé, comme l’illustre l’exemple du dossier de santé électronique québécois. Il semble donc qu’en lançant la semaine passée une commission e-santé visant à promouvoir des projets en s’affranchissant des boulets institutionnels, la fédération des industriels spécialisés Lessis a vu juste. (voir ma Lettre n° 489),

> > Article de Mediapart : > http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/060212/sante-les-dangers-du-dossier-medical-partage

A noter que le Dr. Garrigou-Grandchamp, adhérent ASTRHA, a déposé un commentaire sur ce billet : http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/060212/sante-les-dangers-du-dossier-medical-partage?onglet=commentaires

> > Article sur le DES au Québec : > http://www.ledevoir.com/politique/quebec/341948/le-dossier-sante-sera-deploye-a-montreal-mais-les-pharmaciens-s-objectent

Source L’Annuaire Secu

Classification :
Dossier médical - Système d’information

Mis en ligne le samedi 18 février 2012 par Webmaster

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